Un peu d'histoire

I - Historique de l'organisme

Le C.P.M.O. a été fondé en 1970. Claude Lefebvre, un Fils de la Charité, s’entoure alors de militants et militantes d'Action Catholique ouvrière, de prêtres, de militantes et militants syndicaux et d'animateurs sociaux et met sur pied un centre de formation pour prêtres engagés dans les milieux populaires urbains. Pour conserver son autonomie, on s'organise pour qu'il ne soit pas rattaché â l'épiscopat. On décide cependant de rattacher le C.P.M.O. à l'Institut de Pastorale des Dominicains â Montréal. Dès le départ, l'Institut décernera, à ceux qui suivraient le stage du C.P.M.O., un certificat d'études en pastorale. Pendant trois ans on propose des stages de formations de plusieurs semaines par année.

Les stagiaires passent un an à Montréal, ensemble, à plein temps. Ils vivent en milieu populaire. Ils suivent des cours de sociologie, de théologie, de bible. Ils font des enquêtes sur le terrain et s'initient d’une façon pratique en participant à des organisations populaires dans des quartiers de Montréal. Il y aura en fait trois stages: un en 1970-71, un autre en 1971-72 et le dernier en 1972-73. En 1972 on propose aussi une démarche à temps partiel : 20 jours répartis d’octobre à avril. On met sur pied les mercredis du CPMO.

En 1974 sont nommés pour remplacer Claude Lefebvre à l'organisation, Jean Picher à Québec, Lorenzo Lortie à Montréal et Pierre Viau à Hull.

En 1975, le C.P.M.O. s'incorpore pour devenir une corporation sans but 1ucratif. Un consei1 d'administration de 12 personnes est é1u. Avec la baisse du clergé et des communautés religieuses, on décide d'élargir le membership à des laïques, religieux, religieuses, prêtres engagés, aux membres des Mouvements d’action catholique ouvrière. Le CPMO devient alors un centre de recherche et de formation ouvert et axé sur le monde d’aujourd’hui et sur la vie de l’Église en devenir. 

 

Raymond Levac est engagé pour mettre en marche un programme de formation de 12 semaines réparties en 5 blocs de trois et deux semaines de septembre à juin. Ce programme s’adressera aux agents de pastorale prêtres, religieux ou laïcs comme les permanentes et permanents d’organisation. Puis on décide de ne proposer le programme qu'à tous les deux ans et de mettre l’accent sur les régions. 

 

 

En septembre 1977, on offre une série de sessions qu’on ira donner en région pour mieux rejoindre le monde ouvrier. Durant ce temps, à Québec, le C.P.M.O.-Québec, avec Jean Picher, continue d'organiser des journées de formation répondant aux besoins des militantes et militants de Québec. Cela durera jusqu'en 1980.

 

En 1978, il n’y a que 8 inscriptions pour le stage de 12 semaines. On abandonne cette forme d’intervention. On propose, à la place, 2 sessions nationales de quatre jours à l’intention des permanentes et permanents des mouvements. Automne : session sur les questions sociales, politiques, économiques. Hiver : session sur la théologie ou la bible. Durant toute cette période, il y a eu des négociations entre le CPMO et les mouvements d’Action Catholique ouvrière pour que les mouvements n’abandonnent pas leur rôle de formation au CPMO. Ce dernier devait jouer un rôle complémentaire. 

 

Une vocation Carrefour se dessine au CPMO. Par des sessions régionales le CPMO avait acquis la confiance de l’ensemble du réseau des militants chrétiens du monde ouvrier. Le CPMO a travaillé à l’éclosion d’une Église et d’un savoir populaire, d’un féminisme à racine populaire. Mais le réseau était en recomposition. Il y avait des liens et aussi de la méfiance.   La pression se faisait sur le CPMO pour qu’il assume le leadership de regrouper tout le monde du milieu des communautés ecclésiales de base. 

 

Le CPMO hésitait. Son rôle était la formation. On avait évité à tout prix qu’il devienne un mouvement.  Cela aurait risqué de tuer les autres mouvements ou de les affaiblir. On avait en mémoire le rôle trop envahissant qu’avaient eu, en Amérique latine, certains centres de formation comme le CPMO. Celui-ci cherche à regrouper les forces en réseau, à s’orienter collectivement (colloque), à soutenir les communautés de base, à former les leaders, des multiplicateurs.

 

En 1978, on organise un colloque pour 79. La demande venait surtout des régions. Il était entendu cependant que si on faisait cela c’est qu’on s’engageait à donner des suites. On acceptait donc de prendre un leadership. On forme un comité majoritairement constitué de personnes de la classe ouvrière. On doit relever certains défis : méfiances face aux groupes M-L : demeurer proche de la vie. Méfiance face aux intellectuels : la classe ouvrière contrôle l’ensemble du processus --- "ouvriérisme" : ne pas exclure toute personne de la classe sociale différente.  

 

 

En 1981, on organise un colloque sur l’Église populaire : les enfants ont leur propre démarche, un véritable happening manifestant le dynamisme du Réseau militant chrétien du monde ouvrier du Québec. On termine le colloque par le projet de développer les communautés de base, condition essentielle du développement de l’Église populaire. Il faut aussi développer des activités régionales  pour les colloques nationaux soient l’expression d’un dynamisme à la base. 

 

En 1982, le développement des communautés de base ne va pas de soi. Il est important de développer une structure souple qui soutienne les communautés, leur permette de partager  leurs acquis et difficultés et  favoriser l’expansion des communautés de base au Québec.  Le CPMO devrait-il assumer cette tâche ? Cela force le CPMO à repréciser son rôle. On s'entend pour dire que le premier rôle du CPMO doit demeurer ce qu'il a toujours été, une ressource de formation. En second lieu, il doit continuer à assumer un rôle de leadership en se situant comme carrefour de l'Église populaire au Québec. Il jouera ce rôle en mettant ensemble les dynamismes et questions des différentes mouvements et régions surtout lors des colloques nationaux qui reviennent périodiquement. Les ressources sont trop limitées et le CPMO ne peut pas jouer tous les rôles. Quand il organise un colloque, il organise moins de sessions. Il est donc décidé que le CPMO organise pour le printemps 1982 une rencontre des communautés de base du Québec pour leur permettre de partager leurs acquis et leurs questions, mais surtout pour se donner un minimum d'organisation commune. Le CPMO ne pouvait qu'aider les communautés de bases à s'organiser et à se donner un minimum de coordination. En outre, il semblait dangereux de concentrer trop de tâches au CPMO et de rendre ainsi tout le mouvement d'Église populaire fort fragile. À la déception du CPMO, les communautés ont décidé de ne pas se donner leur propre organisation.

En 1984, on organise un colloque sur l’espérance. La montée du courant d’Église populaire s’étant faite au moment de l’effondrement du mouvement populaire, le désenchantement devait donc nous atteindre aussi.  Les militants occupés à maintenir péniblement leurs organisations ont commencé à s’essouffler et à avoir moins de temps à consacrer à leur mouvement ou communauté.  Une question de fond surgissait : Le courant d’Église populaire ne va pas en expansion. On ressent un certain essoufflement. S’il  n’y a pas d’activités régionales, quel est le sens d’un colloque national ? Il y a un risque de marginalisation de notre courant d’Église.  Il lui faudrait une plus grande visibilité. On décide de recueillir  les acquis et les questions de toute l’histoire de ce courant d’Église. On mandate Lucie Bélanger, Fabien Leboeuf, Claude Hardy et Raymond Levac . - Pédagogie conscientisante et populaire 80-85 . - Objectif du Centre : développer des noyaux d’Église en milieu populaire dans une perspective de transformation de la société. -Volet carrefour : célébration de Noël, Pâques, Mgr Roméro. - Organisation de colloques . -Projet dit oecuménique. - Les chrétiens présents sont conviés à s’inscrire dans la construction déjà amorcée d’un mouvement social large : Solidarité populaire Québec. - L’expertise du CPMO est confirmée en milieu populaire non-chrétien.  Ce qui fait que plus de 63% des participants aux formations ne s’identifiait pas au courant chrétien de transformation. - La programmation des sessions est en lien avec le SPQ. - La dimension foi est peu visible dans l’ensemble des projets . - Des valeurs humanisme et oecuménique que s’amorce l’ensemble des démarches. - C’est sur une base personnelle que les gens responsables du CPMO se donnent des temps de réflexion chrétienne . CA-9 mars 84 : Politique de formation de la relève (mandat de 5 ans). Le colloque de 84 n’est pas pour toute la gauche chrétienne mais pour l’Église du lieu ouvrier et populaire. À l'assemblée générale de 85,. on demande que chaque région fasse une réflexion sur - avons-nous le goût de faire Église ? Avons-nous les moyens pour le faire ?  

En 1985, il y a eu des tables rondes sur la vie militante et le développement de l’Église populaire. Il est difficile pour les mêmes personnes de militer dans des organisations ouvrières et populaires, et d’investir en même temps, au niveau du ressourcement, du développement de la foi, d'un modèle d’Église, et d'une spiritualité, à partir de notre engagement en milieu populaire. Notre petit nombre pose la question des priorités à se donner.  

À l'assemblée générale 86, la clientèle du CPMO est composée de femmes, assistées sociales et sociaux, des sans emploi, des permanents et permanentes de l’AC. Le CPMO n’est pas proche des syndicats. Comment créer des liens ? Il est proche de Solidarité Populaire Québec. On se pose la question : comment nos interventions contribuent à renforcer un mouvement de prise en charge et un mouvement d’Église en milieu ouvrier et populaire ? Traditionnellement le CPMO organisait deux sessions par année : une sur la conjoncture et l’autre sur la foi. CPMO se lance à la défense de grands principes sociaux et invite, par ses formations, à l’organisation  d’une résistance sociale : libre échange, politiques sociales, fiscalité, travail, violence faite aux femmes, etc. Le CPMO convoque un colloque sur le projet de société ca presse !

Au conseil du 19 novembre 1987, on propose que le CPMO soit un centre de formation socio-politique et religieux . On souhaite : - développer une analyse critique au niveau économique, politique et religieux, tant d'un point de vue de classe que féministe - développer des habilités chez les personnes afin qu'elles puissent assumer des responsabilités nouvelles.  

Cette formation s'adresse à des personnes engagées dans une perspective de lutte, membres d'un groupe constitué ou en formation, aux mouvements d'action catholique, aux communautés de base. Une ressource d'animation et de soutien à l'organisation - répondre à des demandes de groupes, mouvements ou communautés pour les aider dans une étape ou l'autre de leur évolution. Le CPMO continue de respecter l'autonomie des régions, des groupes, des mouvements, le CPMO n'ayant jamais voulu être un "mouvement".  

Cependant, pour faire suite aux demandes du colloque, le CPMO pourrait jouer un rôle de suppléance concernant l'organisation de tables de concertations régionales et nationales. Un carrefour-rassembleur . Le CPMO est un carrefour de celles et de ceux qui sont préoccupés par le développement et le soutien d'une Église solidaire de la classe ouvrière. Cela se vit lors de l'assemblée générale ou lors de rencontres régionales ou nationales de militantes et de militants chrétiens du monde ouvrier.  

Comme projet d'Église  

1. Le CPMO est une ressource de formation au service des chrétiennes et des chrétiens engagés dans le mouvement populaire (groupe populaires et syndicaux, groupes féministes et groupes de solidarité internationale)  

2. Sa raison d'être est de consolider et de faire croître un courant d'Église formé des personnes exploitées et de leurs alliées qui nomment et célèbrent le projet de salut de Jésus-Christ dans leur processus de libération, telle que vécue dans la dynamique du mouvement populaire.  

3. Il se veut un soutien actif aux organisations et groupes chrétiens que se sont donnés les femmes et les hommes de classe ouvrière (JOC, MTC. communautés de base, etc.)  

4. Ce courant d'Église fait un choix de solidarité de classe, se situant clairement du côté des intérêts des classes populaires. Il se situe donc en rupture avec le capitalisme.  

5. Il se situe dans une perspective d'égalité hommes-femmes et se situe donc également en rupture avec le patriarcat.  

6. Il est un courant à l'intérieur de l'Église. Il n'est donc ni une Église parallèle, ni une secte. Il est en rupture avec ce qui dans cette institution est soutien et appui au capitalisme et au patriarcat.  

7. Il fait partie d'un courant d'Église internationale.  

Comme projet de société  

1. Le CPMO ne porte pas en lui-même de projet politique précis, car ce n'est pas aux chrétiennes et aux chrétiens entre eux à définir un tel projet.  

2. Le projet de société du CPMO, tel qu'exprimé dans sa pratique de formation, s'est caractérisé : - a) par un souci de respecter les pratiques et la culture des hommes et des femmes de classe ouvrière; - b) par une perspective anticapitaliste et socialiste, nationaliste et indépendantiste (revue vie ouvrière, janvier 80), féministe (surtout a partir de 81-82), internationaliste (surtout à partir de 82).  

3. Le CPMO a refusé de se situer sur le même terrain que d'autres groupes de formation du mouvement populaire (CFP) Il a développé tout le volet de l'analyse politique d'abord et avant tout en fonction de son projet d'Église en s'adressant surtout au réseau chrétien.  Jusqu'à récemment, on faisait appel à ces ressources extérieures pour développer ce volet. 1997- L'objectif ce n'est pas de faire mouvement mais de mettre les personne et organismes en réseau.

  II - Historique des Colloques

 1974 Rencontre des militants chrétiens du monde ouvrier

Une rencontre vécue comme un symbole et une promesse d’espérance pour la «petite Église » (regroupement de chrétiens engagés dans le milieu ouvrier) par rapport à «l’Église frein ».

  Colloque se voulait l’occasion de poursuivre la réflexion amorcée lors de deux rencontres régionales sur le milieu ouvrier et la présence des militants chrétiens dans ce monde.

Atelier 1. Le message évangélique et les luttes ouvrières.

Atelier 2. Le monde ouvrier et les organisations chrétiennes.

Atelier 3. Le monde ouvrier et la grosse « Église Frein ».

Atelier 4. Le monde ouvrier et la petite «Église moteur ».

Atelier 5. Christianisme, capitalisme, socialisme.

Atelier 6. Les chrétiens engagés dans le monde ouvrier … et leur avenir.

Table ronde : « L’Église frein » ou moteur dan le monde ouvrier ?

 

  Une déclaration commune à qui ?

Au terme du colloque une déclaration commune a été proposée.  Cette déclaration voulait faire le point sur les réflexions de la rencontre et servir de base pour l’avenir.  Le problème c’est que les congressistes n’ont pu discuter le contenu avant le vote et les gens ne s’y sont pas majoritairement reconnus !

 

 1979 Rencontre des militant-e-s chrétiens du monde ouvrier : foi et engagement

Ce colloque a permis de dire notre foi, dans nos mots et de sentir que « nous sommes minoritaires dans l’Église, mais pas marginaux ».

  Démarche et thèmes abordés - rencontres préparatoires :

. Exposé sur la réalité ouvrière.

Atelier 1 : ce qui n’avance pas et ce qui progresse dans le mouvement ouvrier.

Atelier 2 : Jésus-Christ et notre engagement (notre foi avant et après notre engagement).

Atelier 3 : Nos expériences de ressourcement.

Atelier 4 –5 : Les obstacles au développement d’une Église en classe ouvrière et les défis à relever.

  Informations complémentaires

-          175 participant-e-s.

-          Rencontre pour préciser ce que nous bâtissons et reconnaître que d’autres portent le même projet de fond.

-          On réalise que l’Église c’est aussi nous autres

Progrès depuis 1974 :

-             Un consensus large s’établit pour analyser la société en termes de lutte de classes.

-             Nous sommes plus capable d’exprimer notre foi dans nos mots et en lien avec notre engagement.

 

 1981  Église populaire – Église du peuple

Un colloque marqué par une prise de parole collective :

- où l’on s’aperçoit que la classe ouvrière est capable d’apporter son propre point de vue ;

- où l’on s’est dit ce que l’on vit comme Église en lien avec le mouvement ouvrier et populaire.

Démarche et thèmes abordés

Toute la démarche s’organise autours de la Radio libre des classes populaires CPMO-FM.  La programmation se divise en 4 émissions comprenant :

-        des annonces anti-publicitaires, d’avis de décès (fermetures d’usines) et de naissances (coop-communautaires) ;

-        des nouvelles locales et internationales ;

-        des temps de réflexion sur ce que l’on apprend à l’école pour les enfants, les luttes populaires-ouvrières et  l’église populaire qui se bâtit au Québec et ailleurs.

Informations complémentaires

-             400 participant-e-s dont 78 jeunes entre 5 et 13 ans

-             C’est un colloque plein de dynamisme et d’espoir.  On ne parle plus de l’Église populaire qu’en terme de projet mais comme une réalité.  C’est une Église qui appartient à tout le monde et

qui va grandir.

                                   

 

1982  Rencontre des communautés chrétiennes vivantes

Un temps de réflexion sur comment les communautés de base vivent l’engagement dans les projets de libération des opprimés et un temps pour approfondir le message de la Bible.

  Démarche et thèmes abordés :

-             Les conditions de naissance et raisons d’être des communautés de base.

-             La pratique de nos communautés en lien avec l’école.

-             La pratique de nos communautés en lien avec la réalité familiale.

-             La pratique de nos communautés et son enracinement avec la réalité  ouvrière et populaire.

-             Communauté et leadership ressourcement créativité.

-             Une célébration bâtie par les participant-e-s.

-             Un atelier pour faire le bilan de la rencontre par communautés et pour identifier les suites à donner.

  Informations complémentaires

-        190 participant-e-s dont 32 ados. 10-14, 28 jeunes 5-9 ans de 21 communautés.

-        Nous parlons d’un projet de structure pour assurer les liens entres les communautés chrétiennes militantes.

-        Les jeunes veulent prendre leur place au sein des communautés (avoir un colloque à eux) cela confronte mais il y a de l’ouverture.

 

 1984  Fêtons nos luttes, fêtons notre espérance

Le mouvement populaire est dans un creux, plusieurs militants-es sont au bout de leur rouleau… Le colloque permet de dire ce qui nous pousse à continuer et de fêter notre espérance

  Démarche : on fait le procès de l’espérance :

-          l’espérance est accusée d’être devenue insignifiante dans le contexte social de démobilisation et d’exploitation ;

-          des groupes sont appelés à la barre comme témoins : ils présentent leurs raisons de lutter et d’espérer .

-          En atelier, les participants-es partagent sur :  quant nous sommes entre la déprime et l’espérance et quant l’espérance nous nourrit. Ils nomment : les visages de l’espérance et ses sources, ses racines.

  Informations complémentaires

-          404 participant-e-s : 295 adultes, 109 jeunes.

-          Les jeunes ont leur démarche.

-          Les passe-partout : sur le partage.

-          Les clubs-sanwich : sur ce qu’ils et elles veulent faire plus tard; sur la paix et le désarmement.

-          Les ados : sur les problèmes vécus à l’école.

-          Les jeunes ont pris en charge leur colloque (organisation et animation).

 

 1987 Faire Église en milieu populaire … quels défis ?

Ce colloque a permis de mettre ensemble nos projets d’Église et de réfléchir à ce que nous pourrions faire pour que grandisse l’Église en milieu populaire.

  Démarche et thèmes

-          Sessions préparatoires sur l’Église actuelle et celle qu’on veut bâtir.

-          Déroulement sous la forme d’un rallye.

-          Exposé-synthèse des dessins faits lors des sessions préparatoires.

Atelier 1. Comment faire arriver l’Église que nous souhaitons ?  (Défis et moyens)

Atelier 2. A partir de textes (Mgr Roméro, Évangile, les évêques, Es Fiorenza) : comment ça nous inspire pour l’Église que nous voulons bâtir ?

  En région : Identifier un défi que nous voulons relever chez-nous et un moyen de le faire. Même chose au niveau national.

 

  Informations complémentaires

-          225 participant-e-s (Le nombre de participant était limité car c’est un colloque pour faire le point sur l’Église en milieu populaire : nous voulons des gens qui ont un certain vécu de ce courant d’Église).

-          Une démarche pour les enfants : enquête sur les traces laissées par Jésus.

-          Pour les adolescents : l’Église actuelle et celle qu’on veut.

-          L’objectif de trouver des moyens pour que grandisse l’Église en milieu populaire semble avoir été plus ou moins atteint …

-          ??? sur les suites réelles au colloque.

-          Certaines régions ont identifié des moyens concrets mais d’autres ont nommé des défis plutôt vagues, sans identifier les moyens pour les relever. 

 

 1993 Projet de société… ça presse !

C’est le premier colloque dont la thématique est presque uniquement sociale.

En préparation du Colloque plus de trente sessions réunissant au-delà de 600 personnes ont été données par le CPMO aux quatre coins du Québec.  Un cri unanime monte des régions visitées, les gens ne savent pas trop comment changer l’état des choses.  Les réflexions du colloque porteront sur des perspectives d’actions communes. 

  Thèmes des ateliers : développement régional, économie et fiscalité, travail, démocratie.

 

 

  Informations complémentaires

-          450 personnes ont participées au colloque.

-          Plusieurs actions identifiées relèvent de coalitions provinciales du mouvement communautaire existant.

 -         Plusieurs interventions font ressortir un malaise face au vocabulaire employé quand on parle des personnes des communautés culturelles et

           des personnes appauvries.

-      Des questions importantes pour lesquelles nous n’avons pas les outils ou nous ne sommes pas prêts : fiscalité, la souveraineté du Québec.  
D’autres questions demandent de questionner des anciens modèles, exemple, le plein emploi.

Nom du CPMO

Après vingt-six ans de remise en question, le CPMO change de nom. En effet, les premières remises en question concernant le nom de l'organisme remontent à 1978! À la suite d'un débat démocratique exemplaire, mené de main de maître par M. Marc Valade, l'assemblée générale annuelle de 2005 a tranché. Le nouveau nom de l'organisme est le Carrefour de participation, ressourcement et formation (CPRF). Après 35 ans d'existence, il nous faudra maintenant nous habituer pour un autre 35 ans (minimum) à cette nouvelle appellation d'origine passionnée. Nous avons reçu les lettres patentes supplémentaires datées du 8 décembre 2006 ce qui officialise le nouveau nom de l'organisme. 

Un nouveau logo

 

C'est sous le vent de la nouveauté que le CPRF a adopté, en septembre 2008, un nouveau logo. C’est dorénavant à ce nouveau sigle que vous pourrez identifier l'organisme. Le concept du logo rappelle tout à la fois : — un horizon où le soleil se lève pour signifier le projet de société, — une main ouverte qui fait signe, — un engrenage pour signifier la solidarité, — une fenêtre pour voir et comprendre le monde, dont la forme arrondie rappelle les vitraux d’églises et donc nos origines chrétiennes. La fenêtre est symbolisée par les barres verticales du P et du F qui se prolonge avec la ligne courbe du soleil ou de la main.


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