Carrefour de participation, 
 ressourcement et formation
                         Bulletin de liaison  No 97, juin 2009

Une autre année de fonctionnement qui s’achève

Voici, à l’approche de la saison estivale, le quatrième et dernier numéro du bulletin de liaison du CPRF de l’année 2008-09 qui en fut une des plus mouvementés. Maladies, départ, embauche ont ponctué l’automne 2008. Compte tenu de cette réalité, la majeure partie des formations que nous avons données l’ont été à l’hiver et au printemps 2009. Nous n’avons pas eu le temps de nous tourner les pouces. À propos des formations, vous lirez avec intérêt le texte de Christine, « L’écologie et la justice sociale » : une question au cœur du CPRF et de l’avenir du monde.

Ce numéro du bulletin comporte aussi un texte de réflexion qui porte sur la proposition de relance de la croissance comme remède à la crise économique, un compte-rendu de la campagne Mission collective du Collectif pour un Québec sans pauvreté, une réflexion sur l’importance de l’inscription dans l’histoire des luttes collectives pour plus de justice et d’équité au plan social en tant que facteur générateur de sens et, enfin, de courts textes des jeunes ayant participé aux 24 heures des jeunes au mois de mars dernier.

Par ailleurs, nous tenons à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin au travail du CPRF au cours de l’année. Sans leur précieuse collaboration, nous n’aurions pas été en mesure d’accomplir tout le travail réalisé. Mentionnons particulièrement l’implication au sein de nos différents comités de travail. C’est pour l’équipe de travail une grande richesse, un soutien fort apprécié et un apport incontournable.

Veuillez noter que le bilan complet des activités du CPRF de l’année 2008-09 sera disponible dès le mois de septembre et que l’assemblée générale annuelle se tiendra dans la deuxième moitié du dit mois. Nous vous tiendrons informé. Enfin, nous tenons à vous souhaiter un été des plus reposant, mais aussi inspirant. Au plaisir de vous retrouver en grande forme.

Nous serons de retour en août.

L’équipe du CPRF 

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Le Bulletin de liaison du CPRF est produit par: Michel Brabant, Guy Fortier, Louise Lafortune, Christine Bernier et Nelson Tardif. Merci à Lucie Lépine et au CROM de leur généreuse collaboration.

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« L’écologie et la justice sociale » : une question au cœur du CPRF et de l’avenir du monde

Pour le bien de sa nouvelle formation, l’équipe s’est formée cette année sur ces problématiques vitales dont on commençait à parler, mais qui furent soudain occultées par la crise financière de l’automne 2008.

Un constat pressant devant l’ampleur des désastres : ces deux crises sont en fait deux visages d’une même réalité. La société civile doit arrêter de penser de façon cloisonnée : les groupes sociaux doivent se former aux enjeux écologiques et les groupes écologiques se familiariser avec les droits humains.

Dans les deux cas, les humains et l’écologie sont vus et exploités – ou plutôt sur-exploités -  comme des ressources qui sont là pour servir ceux qui en ont les moyens. Là où on exploite l’un, on exploite l’autre. Face aux choix qui se dessinent devant la crise financière, les dirigeants prennent le pari de sauver le capitalisme et de favoriser la croissance infinie sur une planète aux ressources limitées.

Les solutions, d’après l’avis de l’ensemble des experts consultés, sont d’abord citoyennes, passant nécessairement par une re-politisation des enjeux sociaux. Les groupes comme le CPRF deviennent donc plus que jamais essentiels en ces temps de changements … ou de destruction. Le choix nous appartient.

Et le sens dans tout ça ?

Dans une société qui amène les gens à s’éloignée de ce qui les animent intérieurement et du sens de leurs actions, les gens engagés socialement peuvent avoir de la difficulté à garder vivant le souffle nécessaire à leur implication sans se sentir éventuellement épuisés. Cet épuisement se comprend aisément devant le peu de résultats tangibles à court terme de leurs efforts ainsi que de l’ampleur et de l’urgence des problèmes ; non seulement le Québec les vit-il mais également l’ensemble de l’humanité qui semble acculée à des situations irréversibles. Mais ils n’ont ni le temps ni les moyens de savoir comment retrouver contact avec le souffle de leur engagement et réaffirmer son importance.

Voilà une autre question au cœur des préoccupations du CPRF, particulièrement depuis 2000 : les questions du sens de l’engagement social. C’est pourquoi, à partir des conclusions de la recherche «Ça nous touche on bouge 2», où les 5 éléments sur le sens de l’engagement social ont pris forme (voir l’article en pages 4-6), le CPRF prépare maintenant une Boite à outils» clé en main où les intervenants et leurs membres pourront eux-mêmes se ressourcer sur ces questions pour renouveler le souffle de leur engagement. Nous offrirons aussi une nouvelle formation dès cet automne autour de cette démarche, s’ils et elles préfèrent le vivre de façon plus encadré.

Christine

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Crise de croissance!

Nous n'apprenons rien à personne, l’économie est en récession. Les « grands » de ce monde (précisons, des pays riches) proposent des « solutions » pour favoriser la relance économique. Dans cette perspective, on nous présente la croissance économique comme la clé de voûte et la panacée aux maux de l’humanité. En ce temps de crises (financière et économique bien sûr, mais aussi écologique, énergétique, agro-alimentaire, démocratique, des droits de la personne et sociaux, de sens), le contrepoids proposé par les « experts » de la droite pensée économique tourne essentiellement autour de la relance de la croissance, mais en humanisant l’économie, nous dit-on. Dans les faits, il ne s’agit que d’une rhétorique pour sauver le capitalisme. Cette vision étroite correspond à un enfermement idéologique qui rend aveugle à toutes propositions d’alternatives constructives qui remet tant soit peu en question l’économie capitaliste. Il faut relancer la croissance, point à la ligne ! En ce sens, tous les projets sont présentés comme une manne dont nous serions fous de nous passer. Seul des « oiseaux de malheurs », selon l’expression de Mme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (Le Devoir, section Idées, 9 mars 2009), peuvent oser s’opposer à des projets comme le harnachement de la rivière Romaine, de Rabaska, etc. C’est là faire preuve de bien peu de vision à long terme.

Ce qu’on ne dit pas ou trop peu, c’est qu’une des sources de ces crises, mais de façon plus spécifique, de la crise écologique, est justement la logique idéologique de la croissance illimitée. En effet, comment peut-il être raisonnable de promouvoir une croissance sans fin dans un monde nécessairement limité sur le plan des ressources disponibles? Nous nous comportons à l’égard de la nature comme si elle se limitait à des composantes exploitables au plan économique donc comme une marchandise. Dans cette perspective, ce qui n’est pas exploité se perd, nous assure-t-on. C’est faire preuve d’une grande fermeture dans le monde des représentations idéologiques et d’une ignorance des mécanismes naturels car rien ne se perd, tout se recycle. La nature est un enchevêtrement complexe interdépendant d’écosystèmes sans lesquels la vie n’est pas possible. À cet égard, la vision marchande et dominatrice sur la nature nous a fait entrer de plein pied dans ce qui est actuellement considéré comme la sixième grande période d’extinction massive de l’histoire du vivant sur la planète. À titre d’exemple, une espèce de mammifère sur quatre est actuellement menacé d’extinction, une sur trois pour les poissons et une sur huit pour les oiseaux. Et on nous dit que la croissance serait la solution ! Albert Einstein affirmait qu’on ne peut pas résoudre un problème avec ce qui en est la cause.

À mon sens, le cœur du problème est la façon dont nous exerçons le pouvoir. Nous nous posons en dominateur devant une nature à dompter qui nous serait hostile. Alors, c’est nous qui dans les faits devenons hostile car vaudrait mieux dominer la nature qu’être dominer par elle! Cette attitude souvent inconsciente est entretenue par l’ignorance et la peur qui nous font eux-mêmes déraper dans une attitude dominatrice. Dans cette optique, malgré les discours officiels, nous ne tenons pas vraiment compte des impacts sur l’ensemble du vivant (dont nous sommes partie intégrante, mais nous avons tendance à l’oublier) et de la dévastation que nous faisons subir à l’environnement qui, soit dit en passant, est nécessaire à la survie de l’espèce humaine. Nous nous comprenons en dehors ou au-dessus de la nature dont la seule raison d’être serait de servir nos fins. Nous adoptons le même type de comportement à l’égard des autres. Nous instrumentalisons la vie, l’être humain et la nature. À cet égard, nous jouissons de l’illusion de notre puissance ce qui nous pousse toujours et toujours plus dans cette fuite en avant effrénée de la croissance à tout prix qui nous rend aveugle aux conséquences réelles sur nous-mêmes, la vie et l’écologie. Et si l’enfermement idéologique agissait comme un filtre qui nous coupe du monde réel et nous empêche de concevoir avec créativité des façons non dominatrice d’exercer le pouvoir et donc d’autres types d’organisations sociétales et d’alternatives pour sortir de la crise globale actuelle ? Ne serait-il pas temps de penser autrement et de participer au « réenchantement » du monde ?

Nelson

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L’HISTOIRE comme élément de sens de l’engagement social

Dans sa démarche sur le sens de l’engagement social, le CPRF a dégagé cinq éléments au cœur de l’engagement social qui sont porteurs de sens et de souffle pour les personnes engagées : notre histoire collective ; les valeurs que nous portons ; les appartenances développées et entretenues dans l’engagement ; les processus qui nous transforment et qui redonnent du pouvoir sur nos vies et sur notre société ; le projet de société que nous portons et que nous essayons de vivre dans nos groupes.

De ces cinq éléments, nous vous présentons aujourd’hui celui de l’HISTOIRE en proposant quelques repères de sens autour de cet élément. L’engagement social contribue à donner un sens, une orientation à l’histoire. Il aide à faire évoluer l’humanité vers une vie en société fondée sur l’équité, la justice et le respect de la dignité des personnes et de la nature. D’un autre côté, prendre le temps de jeter un regard sur nos histoires personnelles et collectives donne du sens, du souffle à l’engagement social. Comme les deux côtés d’une médaille qui lui donne tout son pesant … d’histoire.

1. S’approprier  l’histoire

Nous avons tous et toutes appris l’histoire à l’école. Mais l’histoire apprise, c’est celle écrite et interprétée par les autres. S’approprier l’histoire, c’est se la raconter, se dire les victoires et les échecs, les passions qui nous ont soulevés, les événements vécus ainsi que les hommes et les femmes qui les ont façonnés. C’est interpréter ensemble l’histoire, à partir de nos valeurs et de nos partis pris. Cela change le regard sur l’histoire. «De quelle histoire parle-t-on ?» S’approprier l’histoire aide à comprendre notre présent. S’approprier l’histoire, c’est écrire notre propre histoire, c’est devenir «AUTEUR DE NOTRE HISTOIRE».

Devenir auteur de notre propre histoire, c’est  prendre conscience que «c’est nous qui faisons l’histoire». Sans les gestes de solidarité que nous posons au quotidien, sans nos mobilisations dans les luttes locales et nationales pour défendre les droits humains, l’environnement ou la paix, sans les coalitions et les concertations que nous développons, l’histoire ne serait pas la même. L’engagement social permet de créer l’histoire et donne corps à notre projet de société. Le plus belle exemple est sans doute la lutte des femmes, une de celles qui a «changé le cours de l’histoire» et transformé en profondeur les rapports privés et sociaux au XXe siècle.

Dans la démarche proposée par le CPRF, l’histoire était présentée sous la forme de grandes portées musicales. Les personnes participantes étaient invitées à prendre connaissance des grands événements de l’histoire communautaire, sociale, économique et politique des 40 dernières années aux plans québécois et international. Elles étaient aussi invitées à faire l’histoire de leur groupe et de leur région et la situer dans ce grand portrait historique. Enfin, chaque personne se situait elle-même en nommant l’événement déclencheur de son engagement social et en le situant sur les portées historiques. On a ainsi permis aux gens de saisir que chaque personne, chaque groupe, chaque région est partie prenante de l’histoire. Chaque action, chaque geste réalisé dans notre engagement social est comme une suite de pas qui s’inscrit dans une histoire, la nôtre et dans l’histoire collective des luttes sociales.   L’histoire n’est pas en dehors de nous. Nous sommes au cœur de l’histoire.

2. L’histoire, une inspiration qui donne du sens

«On ne part pas de zéro, on est inspiré par quelque chose !» L’histoire est un élément de sens au cœur de l’engagement social parce qu’il donne une perspective à nos actions. Il permet de prendre conscience que d’autres avant nous ont fait avancer les causes et les enjeux que nous portons, à leur façon parce que confrontés à des conjonctures particulières. Nous avons pris le relais de d’autres dans l’histoire. Nos actions d’aujourd’hui, même différentes et reliées à de nouveaux enjeux, s’inscrivent dans une continuité. Voir le chemin qui a été fait est valorisant, motivant. Pensons aux avancées en égalité des noirs, marquées dernièrement par l’arrivée d’Obama à la présidence des États-Unis.

L’histoire demeure un témoin de notre évolution et un support à notre espérance en un monde différent, plus juste et égalitaire. Elle permet alors de saisir l’importance de l’aujourd’hui tout en nous révélant que le défi de faire advenir le projet de société que nous portons transcende le simple temps de notre existence humaine. On nourrit alors une confiance en l’avenir qui dégage une perspective et favorise une créativité pour aujourd’hui en gardant le cap sur l’horizon de transformation sociale attendue.

3. L’histoire qui nous outille

L’histoire est un formidable outil de compréhension de notre réalité qui stimule l’éveil de la conscience. Mais réfléchir à son histoire permet aussi de développer des capacités, des habiletés utiles dans l’action communautaire et l’éducation populaire autonome. C’est prendre le temps de s’arrêter pour jeter un regard en arrière, évaluer le chemin parcouru, faire des bilans, identifier les forces en présence qui la font bouger, les actrices et les acteurs qui y agissent et leurs stratégies. L’action devient ainsi plus éclairée. Regarder l’histoire et nommer les embûches rencontrées, les erreurs de parcours, les pas, les gains faits au fur et à mesure des luttes menées permettent de mieux voir le prochain pas à faire. Nos stratégies d’action se précisent et gagnent en efficacité parce que le regard sur l’histoire permet d’apprendre de ses bons coups et de ses erreurs. Collectiviser les difficultés et prendre du recul par rapport à celles-ci, c’est établir un rapport à la transformation sociale qui s’inscrit dans le temps et donc dans l’histoire. Situer nos actions dans une histoire comme étant la suite de quelque chose donne une profondeur à l’analyse et une perspective qui dépasse l’espérance d’une seule vie.

4. L’histoire, le passage d’un relais intergénérationnel de sens

Prendre le temps de se dire, de se raconter l’histoire, nos histoires de luttes collectives crée un rapprochement intergénérationnel fécond où des plus jeunes se situe dans l’histoire des luttes sociales et reçoivent le relais de personnes militantes plus âgées. Plus que le passage d’un relais d’action, c’est le passage d’un relais de sens. «Voir des personnes qui ont duré dans l’engagement renforce mes convictions profondes, surtout qu’elles ont souvent été au cœur des grands changements. L’exemple de ces gens m’inspire.» 1 Les témoins et les modèles sont importants. Plus que des événements à raconter, il y a une rencontre. 

Connaître son histoire est un élément fondamental d’identité  pour évoluer. «Il faut savoir d’où on vient pour avancer.» Se situer dans l’histoire est important parce que cela permet de rester en contact avec ses racines. Aucun arbre, aucune plante déracinés ne survit plus que quelques jours.  Nous ne pouvons faire table rase de l’histoire. L’histoire comme source de sens est d’autant plus importante que nous vivons dans une culture du court terme qui montre peu de respect pour le temps, passé, présent et à venir. Jusqu’à déclarer la fin de l’histoire (!) comme le disait Francis Fukuyama. Dans notre économie financière mondiale néo-libéralisée, le long terme est de 48 heures. Le temps est une denrée rare. 

5. Des défis face à l’histoire dans nos groupes

* Faire mémoire parce qu’on ne repart jamais de zéro.

La vie dans nos groupes est une suite d’actions trépidantes et ce qui est souvent mis de côté, c’est le temps pour écrire nos histoires. On fait des retours, des bilans, souvent rapidement, et on garde peu de traces des stratégies utilisées, des difficultés rencontrées des gains, des petites victoires.  Prendre le temps de connaître, dire, analyser, écrire nos histoires collectives aide à rester fidèle à l’appel du départ. Il est bon de retourner à l’histoire quand une nouvelle action se prépare pour ne pas répéter les mêmes erreurs, pour s’inspirer et aller plus loin.  Car l’histoire prend son temps pour advenir. Au sortir de la marche «Du pain et des roses», la déception était au rendez-vous devant les faibles gains obtenus en regard des dix revendications portées. Pourtant, une nouvelle évaluation faite 10 années plus tard montre que des gains substantiels ont été fait  par rapport à chacune de ces revendications. Loin d’être une perte de temps, ce regard en arrière est souvent positif et mobilisant.

* Faire de la place aux jeunes.

Faire de la place aux jeunes (et aux nouveaux militants-es parfois moins jeunes) est un défi d’autant plus actuel qu’une pénurie de main d’œuvre est à prévoir d’ici quelques années dans le milieu communautaire. Il y a un donc un enjeu de transmettre l’histoire de nos groupes, l’histoire du communautaire et des luttes sociales pour que notre mouvement demeure animé du souffle de la transformation sociale.  

Toutefois, s’inspirer de l’histoire ne veut pas dire faire pareil. Faire de la place aux jeunes, c’est aussi relativiser nos façons de faire. Les modes de militance et d’action ne sont pas les mêmes aujourd’hui. Les jeunes permettent d’évoluer. Encore faut-il leur laisser la marge de manoeuvre pour le faire et ne pas être éteignoir.

Louise avec la collaboration de Nelson, Guy et Christine


1. CPRF, Tournée nationale sur le sens de l’engagement social, Rapport «De l’indignation à l’espérance», Octobre 2002, p. 70

 

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À inscrire à votre agenda

 

  • Veuillez noter que les bureaux du CPRF seront fermés pour la période estivale du 29 juin au 3 août inclusivement.
  • L’assemblée générale du CPRF se tiendra vers la fin du mois de septembre. À ce sujet, vous recevrez toute l’information nécessaire vers la fin août ou au début de septembre prochain.

           

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Mission collective: Bâtir un Québec sans pauvreté !

Le 14 mai dernier, le Collectif pour un Québec sans pauvreté déposait une pétition de 98 727 signatures aux représentants et représentantes de chacun des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Nous avons fait nos devoirs. Nous avons consulté et pris en compte le vécu et la réalité des personnes en situation de pauvreté, réfléchi, débattu et nous avons fait consensus autour de trois revendications essentielles pour lutter efficacement contre la pauvreté :   La hausse du salaire minimum de façon à permettre aux travailleuses et travailleurs de sortir de la pauvreté, la hausse des prestations publiques pour assurer des conditions de santé et de dignité à toute personnes qui n’a pas un revenu suffisant, des services publics universels de qualité. Maintenant, c’est aux députés de faire les leurs !

La symbolique était belle. Les quelques 1 200 personnes, en provenance de toutes les régions du Québec, ont formé une immense chaîne humaine représentant la tige avec ses feuilles vertes, emblème du Collectif. Tous les cartons de pétitions sont ainsi passés de main à main, transportant l’espoir de voir les trois revendications de la campagne pris en compte dans le prochain plan d’action gouvernemental de lutte à la pauvreté.

Souhaitons que les grands vents qui ont cohabités avec nous tout au long de la journée symbolisent un vent de changement dans l’attitude et l’approche gouvernementale pour que ce prochain plan d’action soit un véritable saut qualitatif vers la reconnaissance de la dignité des personnes en situation de pauvreté au Québec.

Louise

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Des jeunes québécois pas si pessimistes…

Les textes qui suivent sont des réactions à un article paru dans La Presse du 24 février 2009, intitulé Avenir de la Planète, Les jeunes québécois sont pessimistes.  Les auteurEs étaient réunis les 7 et 8 mars dernier dans le cadre des 24 heures de formation/ressourcement que nous avons organisé à l’intention des jeunes accompagnés de leurs parents. L’activité portait sur les défis de l’environnement. Ils ont été mis en situation de réfugiés climatiques et ont été appelé à relever le défi de prendre en main le camps avec les ressources mis leur disposition. Le camp avait pour thème : «Yes, week end!». Les auteurEs ont voulu transmettre un message d’espoir et de confiance dans la capacité des jeunes d’agir sur leur  milieu de vie. Ils espèrent que leurs messages soient publiés et fassent entendre une autre voix.

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« L’article paru dans la Presse du 24 février 2009 concernant le pessimisme des jeunes face à l’environnement (et l’avenir de la planète) contribue au découragement des jeunes face à l’avenir. Au lieu d’écrire de pareil article, il faudrait plutôt mettre l’emphase sur les progrès écologiques accomplis ces dernières années. Par exemple, on devrait davantage souligner les progrès réaliser contre la pollution de l’eau et l’apparition de nouvelles technologies pour préserver l’environnement.
Nous croyons que l’avenir dépend de la façon dont nous allons réagir à la crise actuelle. Ce serait l’occasion de mettre en place des plans de développement et des investissements profitables à l’environnement.
Il est important d’y croire car notre avenir et celui des générations futures en dépendent. »

Florence Lafond (16 ans),  Marc Antoine Béchard, (17 ans),  Marie Dominique Fradette (16 ans)

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« Nous sommes quatre jeunes de 14 à 16 ans. Nous vous écrivons en réponse à l’article sur le pessimisme des jeunes québécois envers l’environnement (et l’avenir de la planète).
Tout d’abord, nous croyons qu’il faut voir le bon côté des choses. Selon nous, il est important de croire en l’avenir et en nous-mêmes. Pour que les jeunes s’impliquent et voient positivement, il faudrait faire connaître davantage les résultats positifs des gestes posés.
 Les médias devraient jouer un rôle plus important pour diffuser cette information. Les médias et les scientifiques devraient expliquer davantage les conséquences positives de nos petites actions de tous les jours.
Déjà les techniques de recyclage se sont améliorées et on utilise moins de matériaux qui ne sont pas biodégradables.
Des petits gestes en amènent des grands. Ensemble nous pouvons y arriver. »

Florence Bradley (14 ans), Laurence Lafortune (15 ans), Charlotte Lafond (16 ans), Marc André Campeau (16 ans)

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C’est triste de voir ces jeunes qui sont négatifs. On doit penser aux récompenses et aux cadeaux que ça nous donne de recycler et s’occuper de notre planète et aux conséquences de ne pas le faire.
Quand on est négatif, on ne respecte pas toutes les personnes qui travaillent fort pour recycler et s’occuper de l’environnement.
Nous, on pense au futur pour leur laisser une planète qui est belle. C’est important d’intéresser le plus de personne à protéger l’environnement.          
Des mots importants pour y arriver : réduire notre consommation, réutiliser, recycler ou offrir à quelqu’un ce dont on ne se sert plus…

Philippe Bussière (8 ans), Arnaud Ravet (8 ans), Théodan Gauthier (8 ans), Philémon Gauthier (7 ans), Gabriel Boulay (8 ans)

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               Nous et vous, les jeunes, devez continuer de faire des gestes concrets pour sauvegarder la planète. Son avenir nous appartient.
Si on continue à poser des gestes concrets, on pourra mieux vivre et non le contraire. Il ne faut pas avoir de pensées négatives car cela mène à l’inaction.
Ce n’est pas parce qu’on est petits qu’on ne peut rien faire pour notre avenir. Ensemble c’est possible. « Yes, we can! »

Anabelle Campeau (12 ans),  Andrée Anne Béchard (13 ans),  Mathilde Robitaille (10 ans),  Gérôme Boulay (10 ans)

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               Continuez de vous battre pour protéger l’environnement et essayez d’encourager et de convaincre les autres à en faire autant. Il faut aussi arrêter la surconsommation.
Plusieurs groupes de jeunes font leurs efforts pour assurer l’avenir de notre planète. Certaines écoles ont déjà entrepris des projets de recyclage et de compostage. Faites-en autant.
Ensemble on peut changer notre futur et celui de nos prochains.

Amélie Campeau (11 ans), Caroline Béchard (11 ans), Luc Olivier Bussière (10 ans), Béatrice Bradley (12 ans)

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